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Syndrome de l’Apnée du sommeil (SAS) et prothèse antironflement

L’apnée se définit comme un arrêt momentané de la respiration. Pour qu’elle soit cliniquement significative, elle doit durer un minimum de 10 secondes et se répéter plus de 5 fois par heure de sommeil. On note la présence d’une apnée significative chez 35 % des ronfleurs.
En 1993, des chercheurs de l’Université du « Wisconsin School of Medecine » ont appris, grâce à une étude, que l’apnée était plus répandue qu’ils ne le croyaient. Dans cette étude, 9 % des femmes et 24 % des hommes avaient eu au moins 5 épisodes par heure durant lesquelles leur respiration était diminuée.

Trois types d’apnée ont été décrits :

1. L’apnée centrale du sommeil
Cette apnée se produit lorsque le cerveau ne transmet pas les messages nerveux nécessaires pour initier la respiration. Visuellement, le diaphragme et le thorax ne bougent pas. La respiration ne se fait pas, car l’arrêt est lié à un manque d’effort à respirer et non à un blocage des voies aériennes. Après 1 ou 2 minutes, le taux d’oxygène (O) dans le sang diminue et celui de dioxyde de carbone (CO2) augmente ce qui finira par provoquer une réponse favorisant ainsi le réveille et la reprise de la respiration.

2. L’apnée obstructive du sommeil

C’est la forme la plus répandue et la plus grave des apnées du sommeil. On l’appelle aussi l’apnée des voies aériennes supérieures ou le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Les muscles du palais mou situés à la base de la luette et de la langue se relâchent et obstruent le passage de l’air vers les poumons rendant ainsi la respiration laborieuse et bruyante. Lorsqu’en plus les parois des voies aériennes supérieures se relâchent elles aussi, la respiration finit par se bloquer complètement. À ce moment, la pression pour respirer augmente et les muscles du diaphragme et de la cage thoracique doivent travailler plus fort afin d’ouvrir à nouveau les voies aériennes supérieures. Lorsque finalement ces dernières s’ouvrent, elles le font tellement brusquement que la personne se réveille brièvement, mais pas complètement (demi-consciente). La plupart du temps, la personne se réveille le matin et ne se souvient pas de s’être éveillée pendant la nuit. Une personne souffrant d’apnée obstructive chronique du sommeil peut arrêter de respirer des douzaines, voire des centaines de fois chaque nuit. Chaque fois que la respiration est interrompue, le niveau d’oxygène (O) diminue et le cœur doit travailler plus fort pour faire circuler le sang, il peut aussi battre de façon irrégulière et même prendre des pauses de quelques secondes. On prétend que ces irrégularités pourraient avoir causé la mort de certaines personnes qui se sont couchées le soir apparemment en bonne santé.

3. Apnée mixte du sommeil

Cette apnée est une combinaison d’apnée centrale et d’apnée obstructive. L’apnée débute par un mécanisme central auquel succède un mécanisme obstructif.


Cycle de l’apnée du sommeil

Les personnes partageant leur lit avec quelqu’un souffrant d’apnée, sont témoins des efforts qui sont faits pour respirer et connaissent bien le cycle de l’apnée du sommeil. Ce qui caractérise l’apnée obstructive ce sont des ronflements bruyants et intermittents qui indiquent une obstruction partielle des voies aériennes. Souvent, ces ronflements sont un avertissement d’une éventuelle période d’obstruction complète. Approximativement 50 % des hommes adultes ronflent et environ 10 % d’entre eux font de l’apnée. En d’autres mots, la plupart des gens souffrant d’apnée ronflent, mais ce ne sont pas tous les ronfleurs qui souffrent d’apnée.

Dans le cycle de l’apnée obstructive, on observe des périodes de ronflements qui cessent lorsque les voies respiratoires s’obstruent complètement. Durant ces périodes de silence qui peuvent durer de 10 secondes à 2 minutes, l’air ne passe pas et il n’y a plus de respiration. La respiration recommence de façon « explosive » ce qui réveille le dormeur. La respiration reprend à nouveau, la personne s’endort et le cycle recommence.


Implication du denturologiste

Le temps passe et la pratique de la denturologie évolue. Les denturologistes du XXIe siècle pourraient s’impliquer, de façon active, dans le traitement des patients pouvant être touchés par l’apnée obstructive du sommeil et/ou le ronflement. Le denturologiste pourrait être appelé à confectionner un appareil buccal spécialisé (semblable à un dentier) afin de traiter les problèmes reliés aux ronflements et à l’apnée obstructive. Bien que ces derniers soient des problèmes d’ordre médical et qu’ils doivent être préalablement diagnostiqués par un médecin ou un oto-rhino-laryngologiste, il n’en demeure pas moins que la confection de ce type de prothèse pourrait très bien se retrouver parmi les services offerts. Il est donc essentiel que le denturologiste qui souhaite offrir ce type de service puisse accroître ses connaissances cognitives et reconnaître les signes et les symptômes de l’apnée obstructive afin d’offrir un service professionnel et multidisciplinaire.


Symptômes diurnes de l’apnée obstructive

La fatigue excessive est le principal symptôme de l’apnée obstructive du sommeil. Les personnes ne se sentent peut-être pas fatiguées, mais avoueront s’endormir en lisant un livre ou en regardant le téléviseur. Plusieurs ont eu de multiples accidents de la route après s’être endormis au volant. Souvent les patients vont se plaindre des conséquences de cette fatigabilité : difficulté à se concentrer, détérioration de la mémoire, du jugement et de leur performance en général. Il peut aussi y avoir des changements au niveau de la personnalité : agressivité, hyperactivité, irritabilité. Approximativement le tiers des patients éprouvent une baisse de leur libido et les maux de tête matinaux sont fréquents. Une augmentation progressive du poids devrait alerter le clinicien de la possibilité d’une apnée obstructive du sommeil.


Symptômes nocturnes de l’apnée obstructive

La principale cause qui amène à consulter est le ronflement. La caractéristique la plus commune est un ronflement bruyant associé à des reniflements qui sont entrecoupés de périodes de silence suivi d’une forte inspiration brusque.

Habituellement le patient n’est pas conscient des ronflements, de la respiration irrégulière et des périodes d’obstruction. C’est plutôt le ou la conjoint(e) qui est conscient(e) du problème. Le patient peut toutefois se plaindre qu’il bouge et tourne beaucoup durant la nuit. Lors de la reprise de la respiration, le patient se retrouve dans une position semi-assise, associée à des marmonnements, suivi de la chute de la tête sur l’oreiller. Certains patients se réveillent avec la sensation d’étouffer. On rencontre souvent des personnes qui se plaignent de brûlures d’estomac et de reflux acides. Ces reflux oesophagiens sont reliés à des changements de pression de l’estomac et de l’oesophage. Vingt-huit pour cent des patients ont rapporté une augmentation de la fréquence des visites à la toilette durant la nuit (4 à 7 fois).


Examen physique

Certains facteurs physiologiques peuvent jouer un rôle dans l’apnée obstructive du sommeil :

  • Obésité
  • Sexe : l’apnée obstructive du sommeil est 5 à 10 fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme.
  • Âge : l’incidence de l’apnée obstructive du sommeil augmente progressivement avec l’âge.
  • Obstructions anatomiques :
    1. rétrécissement des voies aériennes supérieures par obstruction (grosses amygdales)
    2. anomalies crâno-faciales
    3. mauvaise position de l’os hyoïde (trop bas)
    4. pathologies nasales (déviation, polypes)
    5. macroglossie
    6. oedème de la luette. Note une luette rouge et enflée peut être le signe de ronflements important.


Diagnostic

La polysomnographie est l’étude des troubles du sommeil. L’apnée du sommeil doit être diagnostiquée et évaluée par un médecin ou spécialiste. Plusieurs tests doivent être effectués afin d’évaluer certains paramètres (ex. : oxygénation, ventilation) Le denturologiste doit référer le client chez un médecin ou spécialiste (oto-rhino-laryngologistes) afin d’y subir les tests appropriés.


Traitements

En tout premier lieu, on tentera de supprimer certains facteurs aggravants, tels les somnifères, le tabac, l’alcool avant le sommeil. De plus, un effort sera fait afin d’obtenir un poids santé, et un horaire régulier. On suggère aussi d’éviter la position dorsale lors du sommeil.

Si aucune amélioration n’est observée, d’autres moyens sont envisageables pour traiter l’apnée obstructive du sommeil, entre autres, l’approche chirurgicale et l’approche mécanique.

Approche chirurgicale : Plusieurs types de chirurgie peuvent à ce jour être pratiquées telles la plastie (résection) du voile du palais, les chirurgies nasales (ex. : septoplastie, rigidification narinaire, chirurgie des cornets) et l’expansion du pharynx.

Approche mécanique : Deux types de traitements sont maintenant disponibles. Le premier consiste en un petit compresseur relié à une tubulure qui elle-même est reliée à un masque qui est appliqué sur le nez du patient. Cet appareil est appelé communément CPAP, qui est l’abréviation de la dénomination anglaise « Continuous Positive Airway Pressure ». Le terme français correspondant « Pression Positive Continue par voie Nasale ou le PPCN ».

Le deuxième type de traitement consiste en l’utilisation d’une prothèse buccale (semblable à un dentier standard).

Il y a présentement plus de 35 sortes d’appareils pour traiter les désordres respiratoires du sommeil. Tous peuvent être regroupés sous deux catégories : les appareils qui retiennent la langue et ceux qui repositionnent la mandibule vers l’avant augmentant ainsi l’espace pharyngé et empêchant le collapsus des voies respiratoires rétro-linguales.

Dans les deux cas, l’encouragement de la famille est très important pour l’observance du traitement. Les deux types de traitement ont environ le même prix soit 1 000 $, mais ils sont fiables et l’appareillage dure plusieurs années.

La fabrication de ces appareils nécessite des connaissances théoriques et pratiques particulières.



Hôpital Sacré-Cœur de Montréal (HSCM)
5400, boul. Gouin Ouest
Montréal, QC
Tél. : 514-338-2172

Clinique du ronflement
Tél. : 514-327-5060

Spécialistes oto-rhino-laryngologistes
Dr Christian Ah manari
Tél. : 514-327-4040

Dr Jacques Piché
Tél. : 450-662-1805

Dr François Lavigne
Tél. : 514-343-5244

Association des pneumologues
Tél. : 514-350-5117

Association des ORL
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Clinique du ronflement de Montréal
Tél. : 514-327-5060

N’hésitez pas à poser vos questions à votre denturologiste de la Clinique de denturologie Dugré à Trois-Rivières.

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